Wayne Henderson, magicien de la lutherie.
- par wlud
Les mots sont aussi parfois de la musique..
Je vais pour une fois parler non pas d'un instrument ou d'un morceau, mais d'un livre.. Réservé hélas à ceux d'entre nous qui maîtrisent la langue de Shakespeare, mais je gage que vous êtes nombreux, et si ce n'est pas le cas, voilà une excellente motivation pour vous y mettre car pour tout amateur de lutherie, l'ouvrage dont je vais vous parler est un régal a savourer a petites lampées, comme un bon whiskey bien tourbé.
Son titre ? "Clapton's guitar : Watching Wayne henderson build the perfect instrument" par Allen St-John.
L'histoire commence lorsqu'Eric Clapton, qu'on ne présente plus, essaye dans un studio d'enregistrement une guitare de type OM de Wayne Hernderson et tombe instantanément amoureux de celle-ci.
Il veut aussitôt en acquérir une.. Las, Wayne Henderson a une très, très longue liste d'attente tant ses guitares sont prisées et Mr Clapton a dû se résoudre à attendre son tour comme tout un chacun.. Le livre nous plonge au travers de l'auteur qui lui aussi attend désespérément "sa" Henderson, dans l'univers pittoresque et l'intimité d'un luthier tout aussi pittoresque et extraordinairement brillant : Wayne Henderson.
Wayne Henderson.
Wayne Henderson vit à Rugby, minuscule bourgade de Virginie, dotée d'une population de 7 âmes, comme il en existe encore dans l'Amérique profonde et a officié pendant toute sa carrière comme facteur du comté. Passionné dès son plus jeune âge, il construit sa première guitare à l'âge de 14 ans et n'a jamais arrêté depuis.
Wayne construit des guitares qui sont toutes inspirées des Martin d'avant-guerre en utilisant les mêmes techniques, les mêmes bois (dont le rarissime palissandre de Rio, dont la coupe et l'importation est interdite depuis 30 ans et dont seuls subsistent quelques plateaux par-ci et par-là) et a perfectionné celles-ci jusqu'à en faire de véritables oeuvres d'art musicales dont la côte atteint des sommets dès qu'il en apparaît une sur le marché, allant jusqu'à se négocier 100 000 Dollars pour l'une d'entre elles..
Une paire de D45 Henderson
C'est un fameux luthier et cet ouvrage nous plonge dans son atelier avec une curiosité gourmande et nous délecte des gestes de cet artisan infatiguable, de ses cogitations, de ses blagues, de ses chers amis qui squattent toujours un coin de l'atelier et le regardent travailler en devisant.
C'est tout un petit monde que l'on sent vibrer dans ses mains lorsqu'on tient ce livre, tant il est bien écrit et tant on ressent l'enthousiasme de l'auteur et son admiration pour cet homme qui ne se contente pas d'être un luthier mais est aussi un musicien de renommée nationale, maître du flatpicking, allant jusqu'à se produire a Carnegie Hall et dans la plupart des festivals de country music où il est unanimement reconnu.
Wayne dit “Ma passion, c'est certainement de voir une morceau de bois se tranformer dans mes mains et d'entendre les sons que je peux en tirer" “Lorsque je joue de la musique, c'est, je pense une merveilleuse thérapie. Je peux alors penser à tout ce qui nous fait nous sentir mieux et nous rend meilleurs"
Wayne Donne des cours de flatpicking aussi bien que de lutherie dans toute l'Amérique.
C'est aussi un philantrope qui a créé une fondation pour offrir des instruments de musique aux écoles pauvres de l'Amérique profonde. Il organise chaque année à Rugby un festival lors duquel a lieu un concours de Flatpicking. Le vainqueur de ce soncours se voit remettre une Dreadnough (prononcez drèd'no') construite par Henderson, ce qui en soit suffit à assurer le succès du festival tant avoir une guitare de Wayne est pour un guitariste ce que posséder le Saint Graal serait pour un archéologue.
Mais cela ne s'arrête pas là..car le festival propose aussi une tombola pour gagner une guitare Henderson. Et le meilleur est que l'on peut acheter son ticket sur le site du festival, même si l'on vit à l'autre bout du monde, et avoir une chance de gagner une de ces merveilles tant convoitées.. (Pensez, attendre SON Henderson peut prendre 10 ans..)
Affiche du Festival 2011.
Un festival qui attire du monde.
Tout au long de cet ouvrage, vous vivrez en compagnie de Wayne et de ses joyeux compagnons, dans une atmosphère chaude et amicale, sous le regard d'elfe du maitre des lieux.
Et comme tout finit toujours en musique :
Ne manquez pas ce livre.. vous ne le regretterez pas..
Sur ce je file m'inscrire sur la liste d'attente de Wayne.. à dans 10 ans les amis..
Si vous souhaitez vous procurer le livre, cliquez ici :
Un Dulcimer, me direz vous ? J'ai déjà entendu ce mot mais qu'est-ce donc ?
Le Dulcimer des Appalaches (ou Dulcimer des montagnes) est un instrument difficile à classer..
S'il a des faux airs de guitare ou de lap steel, c'est en fait un parent éloigné de la Cithare,d'origine Celtique, croisé avec une cornemuse.. on pourrait le traiter de "cornemuse à cordes grattées" comme je l'ai lu quelque part, car il possède en général deux cordes "bourdons" associés à une ou deux chanterelles (accordées dans ce cas à l'unisson). son "manche" qui n'en est pas un en fait puisqu'il repose directement sur la table d'harmonie, comprend une touche frettée selon un étagement diatonique des notes.
On l'appelle "Appalachienne" car cet instrument importé par les Européens à eu beaucoup de succès auprès des populations rurales de ces montagnes (d'où son autre nom de "mountain Dulcimer"..)
Sans entrer dans l'histoire de cet instrument, ce que ce site : http://www.sonerezh.net/dulcimer.html fait très bien, on notera que l'on retrouve de nombreuses formes de Dulcimer dans beaucoup de pays, dont le scheitholt Allemand, l'épinette des Vosges, l'épinette Hongroise, la cithare Autrichienne, etc..
Le Dulcimer se joue traditionnellement à plat, sur les genoux, à la manière d'un lap steel, et même parfois à l'aide d'un roseau qui remplit le rôle de "steel bar", mais l'instrument se joue en général aux doigts..
Cà faisait déjà un moment que j'avais envie d'essayer, et, comme toujours, l'occasion faisant le larron et ma passion pour tout ce qui a des cordes et qui se gratte aidant, j'ai acquis donc tout récemment un petit Dulcimer "Santos Y Mayor", qui comme son nom ne le laisse pas penser est en fait fabriqué en Transylvanie..
J'avoue que le son est particulièrement plaisant et l'instrument simple à jouer.. on se sent vite une âme de bûcheron des Appalaches et on se prend à jouer des gigues endiablées comme on en imagine dans une fête de village de ces régions.. L'accord diatonique de l'instrument aidant, la fausse note ne vous guette pas au coin du bois.. Que soit en Folk ou en musique Celtique, c'est vraiment très amusant.. J'ai tellement apprécié que je crois même que je vais me construire un Dulcimer électrique.. ce qui m'a conduit à chiner les bouquinistes et à dégotter un rarissime exemplaire du bouquin de John Pearse, grand apôtre du Dulcimer devant l'éternel :
"Make and Play the Dulcimer".. Inutile de vous dire que le "Make" a retenu toute mon attention et que depuis quelques jours ça bouillone sec sous ma calotte cranienne.. Le temps de finir la remise à neuf de mon atelier et je gage que j'aurai prochainement le plaisir de vous présenter un joli Dulcimer électrique, ou electro-acoustique, qui sait ??
D'ici là, je vous encourage à vous documenter sur cet instrument épatant et sur un air de Dulcimer :
Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012 !!!
Et si vous êtes en recherche de litterature sur les Dulcimers, jetez un coup d'oeil par ici :
Vous y trouverez sûrement de quoi vous documenter un peu plus sur le sujet..
En poursuivant mes investigations sur cette étrange Samick nylon solid-body, j'ai découvert cette page de catalogue américain :
Malheureusement il n'est pas daté, ce qui ne m'apprend pas grand-chose.. je vais essayer de croiser les modèles pour avoir une date approximative de sortie et essayer aussi d'écrire à Samick USA car je n'ai pas eu l'heur d'une réponse de l'usine en Corée (je savais par expérience professionnelle que les Coréens sont des [censuré] mais çà ne fait que le confirmer.. hélas.)..
Ce week-end se tenait à Montpellier dans le cadre des journées internationales de la guitare un salon rassemblant une soixantaine de luthiers, connus et inconnus.
Je vous ai ramené un petit diaporama de quelques pièces exposées :
Hier en visitant un "Pawn Shop", je suis tombé sur une guitare qui me rappellait étrangement la Lâg "Keziah Jones".. Comme elle était à vendre pour trois sous, je l'ai acquise :
Bien que je n'aie pu trouver pratiquement aucune trace de son origine sur le net, à part sa référence : SKTL500N CS, c'est un produit très proche de la Lâg, bien que nettement plus ancien (fin XXème je pense), et qui en a toutes les caractéristiques: solid body nylon, préampli sur capteur piezo avec beaucoup de réglages d'équalisation très efficaces.. Elle sonne vraiment très bien, que ce soit sur un ampli electro Ibanez ou sur mon vieux Fender Princeton..et le manche façon Stratocaster est très agréable.. Bref, une jolie affaire..
Si vous avez des infos plus détaillées sur cette guitare (sait-on jamais), n'hésitez pas à m'en faire part.. J'ai écrit à Samick pour en avoir mais je n'ai pas encore eu de feedback..
J'ai toujours été intrigué par la mandoline, et j'adore son son dans la musique originale du Parrain, de Nino de Rota.. Mais je n'avais jamais fait l'effort de m'y intéresser de près.. et là, paf! d'un seul coup, en l'espace de six mois, me voici doté non pas d'une, mais de trois (sisi..) mandolines..
Plus mû par la collectionnite aïgue que par le jeu, car je ne ne sais pas, contrairement à mon épouse, en jouer, je me suis vu envahi de mandolines de styles très variés..
La première m'a été offerte par un un ami de grand coeur que je remercie infiniment de sa sollicitude, elle a plus d'un siècle et c'est une mandoline de style napolitain "Rafaele di Santo".. Elle a besoin de queques restaurations mineures (un bout du repose bras est à complèter, et une côte du dos à recoller, mais ce ne sont là que des tâches mineures). En dehors de çà elle est dans un état exceptionnel.
Je vous livre une photo de sa bouille :
Trois mois plus tard, je tombe sur une autre mandoline, mais très différente, il s'agit ici d'un banjo-mandoline (qui dispose de huit cordes, ne pas confondre avec un banjoline qui n'en a que 4 et s'apparente plutôt à un ukulele), de marque "Marius" (Dont je n'avais jamais entendu parler), et doit, vu l'étui qui l'accompagne, dater de la première moitié du XXème siècle.. Dans un état proche du neuf, je l'ai acquis pour une bouchée de pain, ce qui m'a décidé à réaliser la transaction. C'est une très jolie pièce, jugez vous-même :
Enfin, dans la foulée, vint le troisième. J'ai toujours été en extase devant les volutes des mandolines dites "florentines", qui sont surtout le fait du célèbre luthier Américain Lloyd Loar pour la marque Gibson dans les années 20. Hélas, l'aimer est une chose, pouvoir se la payer en est une autre.. les prix de ces merveilles sont très au delà des capacités de ma bourse.. (ou alors il faudrait que je fasse manger des pâtes à ma petite famille pendant trois mois, ce qui serait, comment dire, assez mal perçu.. ). Or donc, il se trouve que les compatriotes de ma doulce (ben oui, elle est Chinoise, personne n'est parfait..) se sont lancés dans la mandoline depuis quelques temps.. Donc à peine remis de l'arrivée du banjo-mandoline, me voici bavant devant une copie de Gibson F5 extrême-orientale.. et là, paf! re-crise de GAS (Guitar Acquisition Syndrome pour les anglophobes..), et me voilà donc dôté d'une copie de F5 ma foi plutôt bien réalisée même si l'on est à cent lieues de la finition d'une "vraie".. mais jugez plutôt :
Un changement de mécaniques pour des modèles plus conformes, quelques mickeys sur la tête et on n'y verra plus que du feu.. merci Mr. Ping Pong Li..
Voilà, je voulais vous faire partager ces petites choses, en attendant qu'une nouvelle lubie me prenne.. je vais essayer d'en tirer quelques notes, ce sera déjà çà ...
Vous allez me dire, non le titre c'est "Mademoiselle chante le blues" ..
Et bien non..., c'est bien "Mamie Chante le Jazz" ..
Je vous parlais dans un poste précédent du petit "Cash Cash Boris", comme je l'appelle.. (les amateurs d'Audiard comprendront..).. où je dégotte parfois une petite affaire et ou j'ai trouvé mon Guyatone.. Et bien l'autre jour ne voilà t'il pas que je découvre pendue au mur pour un prix carrément indécent cette petite guitare de Jazz :
Retournée dans tous les sens :
Elle avouait un âge certain, mais malgré tout était assez fringante ..
Pas de nom sur le tête..
La finition était typique des années 50/60, c'est à dire approximative, et j'en faisais aussitôt l'acquisition pour une paire de billets et me mettais à enquêter sur son origine..
La petite était de surcroît très jouable et sonnait correctement.. Raison de plus pour en savoir un peu plus..
Quelques dizaines d'heures plus tard, après avoir compulsé la quasi totalité des catalogues des années 50 à 60 disponibles sur le net, et longtemps hésité à cause de la forme de la tête, j'en déduisais que j'avais affaire à une des nombreues déclinaisons de la "EGMOND LUCKY 7", guitare hollandaise d'entrée de gamme de l'époque '(prononcez "E'hRmonT" en flamand..).
Voici quelques images glanées çà et là des différentes versions trouvées sur le net, certaines électrifiées, d'autres non :
"
Bien que la tête ne "colle" pas toujurs, il s'agissait bien de toute évidence d'une Egmond Lucky Seven.. Un petit email accompagné de photos au webmaster du site de référence sur Egmond, Wim Markenhof ( http://www.egmondguitars.nl/ ), me valut une laconique mais efficace réponse : "You're right, she is an Egmond Luscky Seven".. Dont acte...
Je jance donc un petit appel à mes lecteurs : si vous avez une Lucky Seven version éléctrifié cassée qui traîne, je suis à la recherche de l'ensemble micro-pickguard d'origine :
En attendant je joue avec en acoustique en repiquant le son via un micro externe, mais je serais ravi de lui rendre sa forme initiale..
Cédant à une envie qui me venait du fond des temps (et accessoirement au fait que le prix était abordable..), je me suis résolu à cliquer sur "acheter" sur la page d'un fournisseur eBay Germanique et a faire l'acquisitoin de cette maginifique basse 7 cordes fretless.
Manche traversant 7 plis, Corps en sandwich frène/loupe de Bubinga, touche ébène avec les marqueurs (très pratique), chevalet en 7 pièces indépendantes, sillet a roulettes en laiton, micros et electronique active Kent Armstrong.. Je n'ai pas été déçu.. (si, en fait, par un point : les cordes filées rond livrées d'origine, et par le fait que composer un jeu de cordes filées plat en 135-16 constitue un vrai parcours du combattant, et accessoirement est très onéreux..)
Mon petit Laney 30 Watts n'a pas apprécié.. Chaque fois que j'effleurais la corde de Si, le malheureux avait un haut le coeur (barf..) et de peur de le voir agoniser sur le champ en enclanchant l'overdrive, j'ai du lui trouver un remplaçant au pied levé..
Coup de chance, mon "cash cash boris" du coin venait justement de rentrer une vintagerie pas courante, un Guyatone (vous savez, ceux qui font les si bonnes petites pédales..) que je daterai des années 80, doté d'un 15" qui encaisse beaucoup mieux les infra-basses de la coquine, bien qu'il ne fasse que 50W, ce qui limite un peu son utilisation.. (il fait par contre bien 30Kg, ce qui limite un peu mes capacités à le trimballer avec moi aussi...)
(la photo n'est pas du mien, je l'ai piquée sur je ne sais plus quel site d'annonces, mais c'est le même, hormis que le mien n'a pas de roues de caddie comme celui-ci , mais de charmantes petites roulettes quasiment invisibles )
Tout ceci pour vous dire que la 7 cordes Fretless, c'est jouace.. on évolue entre la 5 cordes et la barytone, avec des possibilités de jeu énormes, entre autres pour la partie aïgue qui permet de se laisser aller dans les glissandos les plus orientaux, tandis que la partie basse permet de bastonner sous injection de disto à la manière nü-métal la plus echevelée..
Allez, je vous laisse, je vais me mettre en chasse d'un 300w a cône aluminium pour pouvoir faire effondrer les murs du quartier..
Beaucoup d'entre vous connaissent ma passion pour les Shadows et le son de Hank Marvin, passion que je partage largement avec notre ami Kamel. Je me suis même construit une réplique de la strat de Hank Marvin il y a de ca une paire d'années que vous pouvez voir dans la section "lutherie" et je suis en train d'en préparer une nouvelle, plus conforme à l'original..
Ma HBM actuelle est équipée de micros KC-CL 55-60 qui me donnaient déjà le son le plus "Shadowsien" que j'aie pu obtenir. Or, il y a quelques temps de celà, Kamel m'a annoncé son intention de mettre sur le marché un set de micros au son spécifiquement Shadows, et un beau matin, le voilà qui débarque tout fièrement à la maison avec un set de nouveaux micros aux caractéristiques exceptionnelles (voir plus bas), que nous nous empressons de monter sur la HBM , les KC-GERONIMO :
Et là, un coup de chambre d'écho bien réglée et hop! Nous voilà directement dans l'univers de Hank Marvin, c'est "That sound" sans avoir à peaufiner les réglages, Apache, Ghostriders in the sky, FBI, Fandango se succèdent avec bonheur et une précision dans le son jamais égalée à mes oreilles..
Comme je voulais recâbler ma plaque qui était un peu "foutoir", on redémonte tout pour y mettre des CTS tous neufs, du fil vintage cloth, des condos céramiques bien calibrés, etc.. et on teste la plaque directement sur l'ampli et là, Ô surprise, pas une trace de bruit de fond.. au début je crois que le volume est coupé, puisque la plaque est simplement branchée sur un jack, et pas du tout montée sur la guitare, et encore moins raccordée à la masse.. mais non, le volume est à fond et les micros sont bel et bien opérationnels, mais pas une trace de hum, pas un chouia de buzz.. CES MICROS SONT TOTALEMENT SILENCIEUX !!!
Une fois remontés sur la guitare, nous omettons volontairement de brancher le fil de masse, et le constat reste identique.. même branchés sur un Fender Princeton qui est très sensible au "hum".. rien.. j'en suis resté sur le fondement..
Et je dis : BRAVO !!! Non seulement ces micros sont les premiers au monde à présenter de telles caractéristiques (entre autre des aimants au néodyme plaqué or 10 micros), mais c'est à ma connaissance la première fois qu'un set de micros "classiques" (j'entends par là qui ne sont pas des systèmes atypiques comme les lace sensor) est totalement silencieux et n'a pas besoin de masse pour l'être..
Alors, bien sûr, même si ces micros ont été designés dans l'esprit d'un son shadows ils ne sont pas exclusivement cantonnés à çà et se comportent magnifiquement dans d'autres styles tel que le rock des 50's, le surf, le rockabilly, bref, c'est un set vintage ultra polyvalent pour le même prix..
Mais je salue avant tout la prouesse technologique qu'à accompli Kamel avec le bruit de fond.. çà m'a laissé sans voix.. D'ailleurs quelques membres du forum qui étaient présents avec nous ont assisté à la chose et pourront le confirmer s'ils le souhaitent..
Je ne résiste pas à vous donner toutes leurs caractéristiques :
Micro manche : Résistance = 5.804K Inductance à 120Hz = 3.2H Capacitance à 10KHz = 63pf
Micro central Résistance = 5.870K Inductance à 120Hz = 3.276H Capacitance à 10KHz = 77pf
Micro chevalet Résistance = 6.2K Inductance à 120Hz = 3.82H Capacitance à 10KHz = 67pf
Aimant Neo35 plaqué OR 10 microns
Bref, si vous jouez du Shadows, du Fantômes, du Spotnicks, tout aussi bien que du Bill Haley, du Buddy holly, du dick Dale ou même du Stray cats, vous pouvez y aller les yeux fermés, c'est du tout bon, proche du parfait.. en ce qui me concerne je suis fan à 1000%..
Cà fait déjà quelques mois qu'elle dort chez moi mais je ne vous l'avais pas encore présentée.. alors voilà la "Dream Machine", fleuron de la gamme des guitares dessinées par Kamel Chenaouy.
La mienne est en version "avec vibrato", mais elle existe sans. Il s'agit de la N°0 que Kamel m'a fait l'honneur de me confier ..
Quelques caractéristiques techniques :
Manche traversant à 5 plis
Corps avec chamfrein négatif
Manche 24 cases ultra-rapide avec un accès de folie aux notes aigues.
Mécaniques Grover.
Micros KCPI "GRAAL" (Conçus eux aussi par Kamel, une tuerie, les humbuckers les plus puissants du marché)
Boutons push-pull avec split et mise hors phase des deux micros plus tonalité.
Proposée en Nature, Burgundy (comme la mienne) ou Améthyste.
Accastillage Grover doré, binding et boutons nacre
Vibrato a couteaux KCPI
Livrée d'origine avec des strap-locks
Un son de folie, et quelle gueule..
Dispo très prochainement sur le marché.. On vous tiendra informés...
En attendant, je m'éclate bien avec.. Elle est royale dans tous les registres.. la combinaison de micro permet tous les sons, du twang d'une télé avec le bridge splitté au gras d'une Les Paul en passant par le jazzy d'une ES 175 en hors phase, c'est 10 guitares en une au moins.. Même en heavy metal elle ne démérite pas.. Une tuerie je vous dis..
Dans ma quète du son slide, et vu que j'apprécie beaucoup le jeu à plat, j'ai eu une petite crise de GAS (Guitar Acquisition Syndrome) pour cette jolie copie de Weissenborn type Teardrop de Marque Vando (distributeur Allemand) :
Corps acajou, touche Palissandre, elle sonne bien sympa, bien que je sois loi d'être Ben Harper
Reste à travailler de nouveaux morceaux maintenant..
Pour ce qui est de la guitare, c'est une copie chinoise, et le prix est carrément inférieur au quart d'une copie italienne d'entrée de gamme.. Et la finition n'a rien à envier à un modèle artisanal, ce qui me laisse toujours pantois.. surtout vu la qualité du son produit.. Alors certes, elle n'est pas en koa (koa, koa ?? ), mais franchement je ne regrette rien.. A mon niveau, elle sonne bien mieux que ce que je ne serais jamais capable d'en tirer ..
Du coup je me demande si je ne vais pas craquer aussi pour une Weiss classique de la même maison, tiens ..
Après des mois de construction, je vous présente ma petite dernière, une réplique de la Fender Stratocaster 57/58 de Hank Marvin des Shadows. J'ai toujours été très fan des Shadows, depuis mon enfance, et j'ai donc tout naturellement choisi comme thème pour ma dernière création cette guitare mythique : - Corps Aulne Fiesta Red - Manche érable - Chevalet Vibrato Fender 1957 raccourci (pour entrer dans l'épaisseur d'un corps de type 'early years') - Mécaniques Kluson vintage. - Micros KC55/60 de chez Kamel Chenaouy (exceptionnels pour le style shadows) - Pickguard monopli 8 trous - Et bien sur l'inévitable tige de vibrato "easy mute" conçue pat Marvin lui-même.
Voila quelques photos de la belle :
En pied.
Corps Fiesta Red
Vue de la forme du corps.
Elle sonne vraiment très "shadows", montée en 12:52 D'addario Chromes filets plats, un pur bonheur..
Une nouvelle dans la "team Wlud", et pas n'importe laquelle.
Il s'agit d'une Apex Kamel Chenaouy modèle PROGRAMM 2000, plus connue à cause de sa ligne sous le nom de "CONCORDE". Elle date de 1983, et c'est une tuerie. C'est une des guitares les plus sophistiquées jamais produites, lisez un peu ses caracteristiques:
Lutherie :
- Manche conducteur Delta en 7 parties, alterné érable-acajou.
- Frettes à très fort alliage de nickel.
- Touche en ébène de Macassar 24 cases "Total Access".
- Caisse en érable ou aulne.
- Talon ergonomique (invention perso introduite en 1977).
- Harware en laiton verni.
- Patte escamotable en laiton gainé pour jouer assis (on l'attend toujours sur la Flying V)
- Chevalet Apexmatic, avec réglages en hauteur de chaque pontet
- Bouton de courroie à blocage.
- Plaque AR en alu anodisé avec prise pour alim.
- Boutons de contrôle de table mixage Tascam studio.
- Tableau d'affichage de programmes aviation. 400% de fiabilité.
- 2 Humbukings 4 conducteurs "Spécial Kamel".
- 1 Vol. & Ton. superposés (économie d'espace, et gain de temps pour les manip') pour chaque micro.
- 1 Split pour chaque micro.
- 1 Inverseur de phase pour les 2 micros.
- Sélecteur de micros 3 positions.
- Rotacteur 6 positions "Multisound". Différent du Varitone , qui, lui, possède des sonorités qui lui propres, le Multisound, lui, par le truchement de filtres, produit des sonorités de style (ex : hard) ou alors les sonorités d'autres types de guitares : Jazz à caisse, jazz acoustique, électro-acoustique, acoustique etc.
- L'impédance a été calculée afin que la guitare soit complètement silencieuse et puisse être utilisée indifférement sur une console de studio, de mixage ou sur un ampli guitare.
La guitare a bien vécu et a besoin d'une petite restauration, mais elle est très saine..
Une petite photo de la bête avant restauration.. Je vous en mettrai d'autres une fois la restauration finie.
Juste un mot pour vous dire coucou, après mon retour de l'hôpital où j'ai passé un long moment suite à un infarctus, dont 5 jours en soins intensifs a contempler les dalles du plafond (y pourraient mettre la TV tout de même).
Après opération, tout à l'air de se remettre peu à peu en place..